Nessie pourrait en témoigner, le climat auquel on peut être confronté en Ecosse est bien celui de la douche qui porte le même nom… le passage d’averses faisant suite à des épisodes ensoleillés, parfois d’une colline à l’autre… laisse souvent apparaître çà et là, de surprenants arcs en ciel, contribuant à susciter la légende… L’écosse, un pays mystique.

Edinbourg a sans aucun doute l’une des histoires les plus invraisemblables au monde. Bâti sur la roche-même d’un volcan éteint (pourrait-il se réveiller un jour ?), son château fort domine aujourd’hui la capitale qui compte deux quartiers distincts, l’ancienne et la nouvelle ville plus en contrebas. Etant fortifiée, Edinbourg s’est vite retrouvée surpeuplée et forcée de s’étendre verticalement pour rester dans ses murs.

L’hygiène et les meurs étaient tels… en effet, que pendant plusieurs siècles, la coutume voulut que l’on jeta le contenu des pots de chambre par-dessus la fenêtre…  dans des petites ruelles communiquant par des escaliers avec la partie basse de la ville (ce n’était d’ailleurs pas mieux à Paris et partout ailleurs en Europe à l’époque)! Bien sûr, on peut imaginer comment la peste et le choléra ont pu faire de nombreuses victimes, dus à l’insalubrité, sans compter les temps obscurs où l’on brûlait des sorcières (toutes des femmes bien sûr…) et que l’on menait bon train, exécutions et supplices sur la place publique.

Ce tableau pittoresque de la ville ne serait pas complet sans parler du destin tragique de la pauvre Mary Stuart, Reine d’Ecosse, vilipendée par un certain John Knox, misogyne notoire, puis enfermée pendant presque 20 ans par sa cousine, Elizabeth 1ère avant d’être condamnée à mort . Même l’histoire de sa décapitation connut un tour des plus rocambolesques…  Heureusement, lors de mon arrivée, Edinbourg était beaucoup plus joviale car se tenait le réputé festival de fanfare militaire « Tatoo » et son corollaire le festival artistique « Fringe ». La ville grouillait de performances de théâtre de rue et autres évènements organisés, rendant l’atmostphère des plus vibrante.

Le reste de mon voyage m’a porté par monts et par vaux, vers des contrées beaucoup plus paisibles et plus en phase avec la nature. L’Ecosse, célèbre pour ses décors à couper le souffle et ses couleurs sorties tout droit d’un conte de fées, a pu montrer tout son potentiel lors d’un voyage en train depuis Glasgow, par la West Highland line, vers Mallaig, une ville retirée au nord de l’Ecosse, en passant par Fort William. Les collines et les vallées, d’un vert très intense, offrent des panoramas enchanteurs (comme à « the Old Mann of Storr ») jouant avec la luminosité et le dégadé des nuages. Le temps, plutôt capricieux ce jour-là, a parfois laissé des traces sur mes photos, car on y voyait à travers la vitre quelques gouttes de pluie, ajoutant encore au mystère ! Mais le coup d’œil en valait la peine, surtout en voyant surgir de nulle part, le Glenfinnan Viaduct, ce fameux pont cité plusieurs fois dans les romans d’Harry Potter.

De nombreux cours d’eau sillonnent la campagne écossaise, allant du simple ruisseau à la rivière plus fredonnante, jusqu’à des cascades fulgurantes jaillissant des montagnes. Sur l’île de Skye, au nord-ouest du pays, les paysages sont d’autant plus surprenants grâce à leur couleur claire et à leur luminosité sans pareille. Située à des latitudes nordiques, les jours y sont, en effet, plus longs l’été, le soleil se couchant plus tard (c’est le contraire en hiver) !  En tout cas, l’Ecosse a tenu ses promesses en terme de dépaysement naturel et … atemporel.

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